La France s’y met quand ?

Internet Journalisme26 septembre 2011 by Eric Scherer

J’étais un peu seul ce matin avec mes 3 kg de cahiers du New York Times en papier journal – 6 $ ! — pour le brunch d’un dimanche matin ensoleillé de fin d’été à Boston…

Depuis mon dernier séjour américain, la révolution Internet s’est poursuivie à son rythme impressionnant et pas seulement dans les usages de l’homme de la rue.

Quelques exemples des derniers jours :

– Jeudi, CNN (version US) a multiplié les directs antenne sur la conférence F8 de Facebook, interrompant ses retransmissions des discours des chefs d’Etat à l’ONU, pour suivre Marck Zuckerberg, qui approchait là le statut d’un nouveau Steve Jobs. Evidemment les annonces ont aussi été retransmises en live stream.

– Le soir même, le débat des primaires du parti Républicain était co-organisé depuis la Floride par Google et Fox News. YouTube relayant les questions du public (près de 20.000 !) et Google assurant des sondages en temps réel (100.000 réponses !) et des infographies.

—  Demain lundi, Barack Obama devait participer  à une réunion publique sur le thème de l’emploi et de la relance de l’économie, depuis le siège de LinkedIn en Californie. Ces dernières mois, le président américain s’est rendu chez Google, Facebook et Twitter pour des réunions publiques et en ligne.

Vous imaginez ça en France quand ?

 

 

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5 Reponses à La France s’y met quand ?

  1. Sandrine Cassini dit:

    Disons qu’ici il n’y a ni Twitter, ni Facebook, LinkdeIn ni Google. Ou alors, faudrait que les politiques se rendent dans les filiales françaises des géants américains. Mais comment dire, ça ferait mauvais genre, non? :-)

  2. metamedia dit:

    C’est peut être aux médias français d’imaginer des choses un peu moins plan plan et de pousser les politiques à jouer le jeu de l’interactivité avec l’audience et à embrasser les nouveaux usages. Cf débat des primaires du PS ….

  3. Sandrine Cassini dit:

    Après avoir suivi les programmes “numériques” des uns et des autres, à droite et à gauche, j’en suis arrivée à une conclusion (que j’espère provisoire) : le numérique, les médias sociaux, l’interactivité, qu’il s’agisse d’avoir des politiques adéquates ou de s’appuyer sur les nouveaux outils pour parler aux futurs électeurs, ca leur passe largement au dessus…

  4. metamedia dit:

    Je crains que vous n’ayez raison. Cela signifie aussi qu’ils ont du mal à voir les impacts économiques de cette révolution, les changements sociétaux, les opportunités etc…

  5. Je rejoins totalement le constat respectif de Sandrine et de Metamedia. En France, on préfère l’éternel village gaulois en butte contre tout plutôt que s’ouvrir et saisir les opportunités. Avec les talents et les énergies que compte le pays, on a largement de quoi relancer la machine numérique, créer des champions et des emplois. Peut-être pas de la taille des Google et consorts mais largement aussi habiles (sinon plus) pour embrasser la révolution digitale. Malheureusement, beaucoup de décideurs, politiques et même journalistes préfèrent voir les dangers et les agiter plutôt que de soutenir et impulser un nouvel état d’esprit !

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