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	<title>Meta-media &#124; La révolution de l&#039;information &#187; cinéma</title>
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	<description>La révolution de l&#039;information</description>
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		<title>TV, cinéma, Internet : hold-up sur Hollywood !</title>
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		<comments>http://meta-media.fr/2013/05/21/tv-cinema-internet-hold-up-sur-hollywood.html#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 21 May 2013 08:50:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><span itemprop="author">Eric Scherer</span></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Résumé : Industries de l’image : une nouvelle génération, sous nos yeux, en deux ans. Sous les attaques frontales de la Silicon Valley, Hollywood est touché. TV et cinéma ont du mal à répondre aux nouveaux besoins du public connecté. Dans le web audiovisuel mondial, tous travaillent aux nouveaux modes de financement, de distribution et de recommandation...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://meta-media.fr/files/2013/05/MetaMedia_Hollywod_sign.jpg"></a></p>
<p><strong><i style="font-size: 15px;"><span style="text-decoration: underline;">Résumé :</span></i></strong></p>
<ul>
<li><strong><i>Industries de l’image : une nouvelle génération, sous nos yeux, en deux ans.</i></strong></li>
<li><strong><i>Sous les attaques frontales de la Silicon Valley, Hollywood est touché.</i></strong></li>
<li><strong><i>TV et cinéma ont du mal à répondre aux nouveaux besoins du public connecté.</i></strong></li>
<li><strong><i>Dans le web audiovisuel mondial, tous travaillent aux nouveaux modes de financement, de distribution et de recommandation des œuvres vidéo.</i></strong></li>
<li><strong><i>Nous ne sommes qu’au début de l’ère multi-écrans des médias de précision !    </i></strong></li>
</ul>
<p align="center"><strong>-------</strong></p#>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">   Le web a 20 ans, Google 15, iTunes 10, Facebook 9 et YouTube 8 ! En moins d’une génération, que de changements dans nos habitudes de lecture, d’écoute et de visionnage !</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">   Moins de deux décennies d’Internet et de numérique auront donc suffi pour révolutionner les trois piliers des industries des médias et du divertissement :</span></strong></p>
<ul>
<li><strong>les modes de création et de production des contenus et des œuvres,</strong></li>
<li><strong>leurs modes de distribution,</strong></li>
<li><strong>et bien sûr, les supports pour en profiter.</strong></li>
</ul>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">Inévitable donc, après la musique, la photo et l’écrit, de voir Internet redistribuer les cartes dans l’image animée, chamboulée aujourd’hui par les nouvelles habitudes d’un public heureux d’imposer désormais ses règles.</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">Déjà pris dans « la lessiveuse », le monde de la télévision bascule dans une nouvelle époque, où les barrières entre web et TV s’effondrent : 2013 est bien l’année où la télé par Internet devient grand public.</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">A son tour - et avec effarement -- l’industrie du cinéma commence à voir les geeks et les jeunes barbares de la Silicon Valley remettre en cause sa manière – souvent luxueuse, parfois dépassée - de travailler.</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">L’image est devenue prédominante sur le langage, l’écran sur l’écrit, mais les modèles d’affaires des vieilles industries de l’image --télévision comme cinéma-- sont cassés. La fin du bon vieux temps est là : depuis deux ans, la nouvelle génération de médias vidéo se construit sous nos yeux sur une plateforme interactive et immersive.</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">Evidemment, comme il y a 10 ans dans la musique, la tentation régressive est grande : celle d’ignorer les nouvelles exigences du public </span><i style="font-size: 15px;">(tout, tout de suite)</i><span style="font-size: 15px;">, voire de se retourner contre lui. En gros de tout faire pour éviter de perdre le contrôle, alors que l’urgence est de s’adapter à la réalité numérique et de se réinventer. </span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">En dehors des salles de projection, la bataille se joue désormais sur quatre écrans (smart phone, tablette, ordinateur et TV). Et dans cette guerre pour l’attention, où règnent les forces de la distraction et de l’interruption, c’est bien le consommateur qui commande ! A l’âge du tout accès, la Génération YouTube choisit moments et lieux du divertissement et de l’info numériques qu’elle entend consommer instantanément.</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">Elle force Hollywood, la géants du web, les grands networks à New York, les fabricants en Corée et en Chine, ou les telcos partout dans le monde, à tous travailler – le plus souvent les uns contre les autres -- sur les prochaines manières de créer, financer et distribuer les contenus pour des écrans qui prolifèrent.   </span></strong></p>
<p class="bullet" align="center"><strong>Hollywood démystifié</strong></p#>
<p><strong> Grâce à des coûts de production et de distribution techniques devenus quasi-nuls, la Silicon Valley est donc partie à l’attaque d’Hollywood : elle a noyé le marché sous un déluge inédit de vidéos, parfois de bonne facture, a proposé de nouveaux modes d’accès pratiques vers les contenus professionnels et s’est emparée d’une bonne partie du temps disponible du public.</strong></p>
<p><strong> Hollywood, qui dominait depuis des décennies de ses talents et de son argent les industries mondiales du cinéma, de la télévision et de la musique, se retrouve d’un coup<ins cite="mailto:eric%20scherer" datetime="2013-05-18T20:33"> </ins>démystifié ! Et comme toujours avec Internet, c’est le public, grand amateur de ce nouveau web audiovisuel, plus professionnel, qui en profite le plus.</strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">Le système traditionnel de préfinancement des œuvres et de taxes fonctionne moins bien. La fréquentation des salles baisse en Amérique, leur public vieillit, les séries sont mieux en phase avec le public et avec ces nouveaux moyens de diffusion. Hollywood a du mal à s’adapter aux nouveaux besoins du public, satisfaits par les nouveaux venus plus agiles.</span></strong></p>
<p><strong>Ces nouveaux diffuseurs, Netflix, Amazon, Hulu, YouTube, n’hésitent pas à produire eux-mêmes les oeuvres, montent leurs propres studios, font tourner les plus grands réalisateurs et les meilleurs acteurs (Gwyneth Paltrow chez AOL, Kevin Spacey chez Netflix ou Ed Helms chez Yahoo) et deviennent de puissants programmateurs. Loin d’être des producteurs au rabais, et désormais plus accessibles que les majors, ce sont eux qui attirent aujourd’hui de plus en plus de talents. </strong></p>
<p class="bullet" align="center"><strong>TV / Internet : la grande bascule. Mais pour le public, une seule nouvelle expérience dans l’ère multi-écrans</strong></p#>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">Les temps ont changé, les foules l’ont compris. Aujourd’hui, le numérique c’est comme l’air qu’on respire, comme une extension de nous-mêmes. Une technologie qui transforme radicalement l’industrie des loisirs et notre relation au divertissement et à l’information. Où que nous soyons, de multiples possibilités d’accès et de partage, liées à notre style de vie, sont offertes.</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">Au moment où Newsweek n’est plus imprimé, où les journaux américains les plus respectés sont à vendre (Boston Globe, Los Angeles Times, Chicago Tribune) et valent dix fois moins qu’il y a dix ans, où même acheter un journal est aussi désuet que se promener dans la rue avec une canne, nous passons aujourd’hui plus de temps avec nos smart phones qu’avec les gens !</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">Notre nouvelle manière de nous informer et de nous divertir se situe désormais à l’exacte intersection des contenus, des formes d’accès pour les trouver et des écrans pour en profiter dans un monde nouveau, où tous se battent pour notre attention. Chaque page du web, application ou vidéo en ligne est aussi vite accessible qu’une autre !</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">Pourtant même accro aux médias sociaux chronophages, jamais le public n’a consommé autant de contenus. Mais le monde de la télévision, qui sait bien que l’essentiel de la croissance aura lieu sur les nouveaux terminaux, a du mal à arrimer ses contenus aux nouvelles technologies, aux nouveaux moyens de diffusion, à l’éclatement des écrans. </span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">Le public se moque bien de savoir si c’est de la TV ou de l’Internet, se fiche des modèles d’affaires des uns et des autres. Pour lui, il n’y plus qu’une seule et unique expérience dans un monde multi-écrans hyper-connecté, nouvelle norme d’Internet. </span> </strong></p>
<p class="bullet" align="center"><strong>Mobile first, méga tendance : la vie nomade de la TV !</strong></p#>
<p style="text-align: left;" align="center"><strong><span style="font-size: 15px;">D’abord via l’extraordinaire essor des terminaux mobiles, au coeur de l’actuelle révolution des usages (un milliard de smart phones vendus cette année, 120 millions de tablettes iPad en 3 ans), où Internet est sur soi tout au long de la journée, et demain sera embarqué, sur des objets portables connectés (lunettes, montres …) à des réseaux de télécommunications de plus en plus rapide (3G+ → 4G / LTE) qui se développent en Asie, aux Etats Unis ou en Europe. Et bientôt 5G.</span></strong></p#>
<p style="text-align: left;"><strong><span style="font-size: 15px;">Les </span><i style="font-size: 15px;">« phablets »</i><span style="font-size: 15px;"> sont devenus les principales consoles de jeu, les vidéos sont partagées d’un écran à l’autre, d’une pièce à l’autre, d’un pays à l’autre. La multi-activité devant plusieurs écrans devient courante et le second écran devant la TV pourrait bien devenir le premier !  </span></strong></p#>
<p class="bullet" align="center"><strong>L’assaut contre la TV</strong></p#>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">L’assaut d’Internet sur la TV pour son marché publicitaire de 200 milliards de dollars est en cours. Et pour le patron de Google, Eric Schmidt, la bataille est même déjà gagnée !</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">En tout cas, celle, cruciale de la programmation face à une « TV de rendez-vous » dépassée, semble acquise. La vidéo en ligne et Internet progressent vite dans les pratiques du public, lassé de se voir imposer horaires et contenus. La télévision est en train de connaître </span><i style="font-size: 15px;">« son moment iPhone »,</i><span style="font-size: 15px;"> et YouTube, interactif et mondial, est au cœur de la nouvelle expérience. D’autant plus difficile à ignorer qu’elle occupe déjà près du quart de la bande passante en Europe !</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">En quelques années, Internet a pris le pas sur la TV comme première source d’informations. Elle reste dominante pour le divertissement. Mais pour combien de temps ?</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">Pas beaucoup, si elle continue à proposer les shows vieillissants de la téléréalité ou ceux, en solde, de la </span><i style="font-size: 15px;">« scripted reality »</i><span style="font-size: 15px;">, pendant que, petit à petit, les ayant droits deviennent directement des diffuseurs. Même si le public cherche à être diverti par des émissions légères, drôles et surprenantes, notamment en multi-activité, des sauts qualitatifs sont à accomplir, comme le travail sur la découverte des programmes par l’audience et les coûts pour la produire.</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">La télévision admet mal qu’elle se dilue aujourd’hui dans les distractions offertes par les autres écrans (Internet, réseaux sociaux, jeux vidéo…) et les nouvelles machines de guerre de la diffusion qui ciblent le temps disponible du public et l’argent des annonceurs. Habituée à produire des contenus, à les distribuer, à en être l’unique porte d’accès, les grands networks et les chaînes sont en train de perdre une partie de leur contrôle. Programmer dans un monde aussi fragmenté pour une audience aussi dispersée devient de plus en plus complexe. </span> </strong></p>
<p class="bullet" align="center"><strong>Dégroupage des offres de bouquet et « <i>cord cutting </i>»</strong></p#>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">Sur la forme aussi ! Séduits par 10 ans d’iTunes, les gens ne veulent plus payer pour des contenus qu’ils ne consomment pas. Quatre millions de foyers américains ont résilié leur abonnement au câble et aux bouquets depuis 2008. Un phénomène qui va s’accélérer tandis qu’augmente aux Etats-Unis le nombre de foyers sans aucune TV : les « </span><i style="font-size: 15px;">cord-never</i><span style="font-size: 15px;"> » ! Le Congrès américain réfléchit d’ailleurs à permettre la consommation des chaînes à la carte, impossible jusqu’ici.</span></strong></p>
<p class="bullet" align="center"><strong>Hacker la télé ! De la Social TV à la TV participative </strong></p#>
<p style="text-align: left;" align="center"><strong> Les groupes de TV tentent de résister à ce début de désaffection mécanique de l’audience. Comme la BBC, ils commencent à produire des contenus originaux pour les plates-formes numériques ou le web, avant même le passage à l’antenne. Ils testent de nouvelles formules narratives multimédias, multi-écrans, mieux adaptées à l’époque et aux jeunes audiences, et profitent des leviers participatifs.    </strong></p#>
<p><strong>Après avoir adopté de la Social TV --ces conversations en direct via les réseaux sociaux qui rajeunissent les programmes--, la télévision devient plus participative et va favoriser les co-productions, où dans un réseau plus distribué, le consommateur devient créateur et vice versa.</strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">Et si le public apprécie l’innovation et la qualité, il a aussi besoin de filtres de confiance pour faire face à la surcharge informationnelle, à la cacophonie de bruits numériques d’un univers qui double de taille tous les deux ans. La télévision doit pouvoir devenir un facilitateur, un agrégateur, un compositeur de … programmes. Les siens et ceux des autres. Elle reste le lieu privilégié du temps long, du divertissement recherché et souvent de la culture, en ce début de 21</span><sup>ème</sup><span style="font-size: 15px;"> siècle compliqué.</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">De bien meilleure qualité depuis l’apparition des séries, la télé surclasse souvent le cinéma, par sa souplesse, sa vitesse, ses rémunérations, le contrôle créatif qu’elle offre aux scénaristes. Demain aussi par la qualité de son image avec l’arrivée de l’Ultra-Haute Définition (4K et plus), qui favorise l’immersion, démarre plus tôt que prévu au Japon et pourrait bien arriver via… la vidéo en ligne avant même la TV !</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">Pour séduire la « génération écrans », la télévision peut aussi compter sur les grands événements fédérateurs du direct : sports, infos et les grands shows. Elle sécurise en ce moment des droits de retransmission, même si côté sport l’inflation est galopante et l’appétit des autres acteurs féroce. Certains parient aussi beaucoup sur la convergence de la TV et des jeux vidéo en ligne.</span></strong></p>
<p class="bullet" align="center"><strong>Hollywood : « <i>tech is the new cool, geeks are the new rockstars !</i> » </strong></p#>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">Mais l’offensive est rude. Car après avoir passé des années à imaginer les meilleures manières de pousser les gens à cliquer sur des publicités, les startups et les géants du Net cherchent aujourd’hui à voir comment encourager les gens à regarder des vidéos en ligne sur un web où l’espace publicitaire est partout.</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">Dans ce monde d’abondance de vidéos, Hollywood commence à réaliser qu’Internet et le numérique ne sont pas réservés aux geeks et autres programmeurs, que les studios ne pourront longtemps supporter les vieux coûts d’antan !</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">Cette révolution des industries de l’image a lieu, en plus, à domicile, à Los Angeles, où les galopins n’ont plus de complexes vis-à-vis des nababs, où les rockstars d’aujourd’hui sont … des entrepreneurs ! Les grands réseaux de chaînes thématiques YouTube montés ces deux dernières années, Maker, Machinima, Zefr, FullScreen, BigFrame se sont installés tout autour d’Hollywood, y créant au passage des centaines d’emplois.  </span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">Mais, avec leurs manières complètement différentes de faire des choses extraordinaires,  Hollywood et la Silicon Valley ont du mal à travailler ensemble : les studios aiment moins la prise de risque. Aujourd’hui, innovation et créativité sont souvent remplacées par la course aux dollars les plus garantis. Ce sont de vieilles grosses machines peu agiles, peu aptes au sur-mesure, ni pour les réalisateurs, ni pour les spectateurs, qui goûtent peu les joies du capitalisme numérique : énormes volumes, marges faibles, salaires peu élevés ! Y compris pour les acteurs !</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">Et surtout, comme tant d’autres avant eux, ils ont tendance à prendre de haut les nouveaux arrivants sur l’air de : </span><i style="font-size: 15px;">« Internet n’est qu’un tuyau, nous, nous créons du rêve ! »</i><span style="font-size: 15px;"> avec de grandes histoires et des stars ! Sans admettre que la nouvelle expérience voulue par le public combine désormais contenus et contexte. Sans vouloir – ou savoir—profiter des possibilités d’adapter leur création, de savoir qui la regarde. Sans toujours reconnaître qu’aujourd’hui, les scénaristes de séries ont remporté l’adhésion du public.</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">Ainsi, Netflix, devenu un acteur majeur d’Hollywood et désormais plus gros que HBO, capte chaque jour plus d’attention du public que n’importe quelle chaîne du câble US et utilise le tiers de la bande passante nord-américaine. Avec d’autres nouveaux venus, comme Amazon, YouTube, Hulu, Yahoo, DailyMotion et quelques uns plus anciens, comme Microsoft et Apple, elle s’est mise avec succès à financer des œuvres sans passer par le cinéma ou la télévision.</span> </strong></p>
<p class="bullet" align="center"><strong>Tous producteurs !</strong></p#>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">Pour lutter, Hollywood se met donc à recourir de plus en plus aux outils numériques pour abaisser ses coûts faramineux : le cloud, le marketing viral des réseaux sociaux, la captation numérique. Et organise même des hackathons ! HBO et sa fameuse série « Game of Thrones » fait tout aujourd’hui pour séduire la Silicon Valley. Les studios vont jusqu’à transformer de grosses productions en vastes événements, pour rapprocher le public des personnages et lui permettre d’intégrer la narration.</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">Et puis, le</span><ins style="font-size: 15px;" cite="mailto:eric%20scherer" datetime="2013-05-18T20:37">s</ins><span style="font-size: 15px;"> studios comptent aussi toujours sur les barrières à l’entrée qui restent élevées pour se faire connaître, même à l’heure des réseaux sociaux. L’essentiel de la distribution des films continue, pour l’instant et depuis près d’un siècle, de passer par l’étroit passage d’une demi-douzaine de grands studios.</span></strong></p>
<p><strong>Leur défi principal reste le même : raconter des histoires irrésistibles. Mais le faire moins cher et avec les nouveaux moyens technologiques. Dans cette course aux contenus de qualité, les films indépendants, savent qu’ils ont une belle carte à jouer, avec l’aide du numérique, d’Internet et d’un fort état d’esprit entrepreneurial. Plus vifs, ils n’hésitent pas à solliciter directement le public pour leur financement via Kickstarter ou Indiegogo, qui nous transforment en banquiers ou en producteurs ! </strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">Ce qui était réservé depuis des décennies aux studios et à la télévision, est en train d’être démocratisé. Tout le monde peut prendre une caméra, même si tout le monde n’est pas Fellini, Spielberg ou Lucas !</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">Pour le consommateur, avoir accès à la meilleure expérience possible est désormais facile techniquement, mais reste juridiquement compliqué en raison des fenêtres des droits, censées permettre le bon financement des œuvres. Gare toutefois à l’absence persistante d’offres légales face à ces nouveaux besoins plus sophistiqués, notamment pour satisfaire la boulimie de séries – certains parlent d’orgies- ! Le piratage est le meilleur ami de la désuète chronologie des médias.</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">Manque de diversification, d’investissement agressif dans le numérique, déclin et vieillissement des audiences, les maux se retrouvent d’une industrie des médias à l’autre. Pourtant la mutation est possible : la musique connaît sa première année de profits depuis 1999 et le premier groupe de presse européen Springer génère désormais plus de revenus sur le web qu’avec ses journaux. </span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">Verra-t-on demain un prix des films en fonction de la taille de l’écran ? Il faudra être inventif et les nouvelles technologies, mêmes disruptives, vont aider.</span></strong></p>
<p class="bullet" style="text-align: center;"><strong>Médias de précision : les terminaux vous reconnaissent, les contenus vous trouvent</strong></p#>
<p><strong>Le basculement en cours de la TV vers l’Internet, transforme ainsi le mass media en <span style="text-decoration: underline;">média de précision</span>, offrant des contenus contextuels et personnalisés. Après une diffusion large visant un plus petit dénominateur commun, nous arrivons au « sur-mesure de masse ».</strong></p>
<p><strong>Ce nouveau ciblage, permis par les technologies numériques et l’exploitation des données des utilisateurs, fait l’affaire des annonceurs qui espèrent toujours la vérité sur l’impact de leurs campagnes et préfèrent des consommateurs engagés à des utilisateurs passifs. Même si pour l’instant le monde publicitaire reste divisé : d’un côté la vidéo en ligne, de l’autre la TV où les dépenses sont toujours 20 fois plus élevées.  </strong></p>
<p><strong>Il rencontre aussi l’adhésion du public, satisfait de se voir proposer des contenus plus pertinents et de pouvoir mieux contrôler sa nouvelle expérience TV. </strong></p>
<p class="bullet" align="center"><strong>Narrowcasting vs. broadcasting, faillite du marketing </strong></p#>
<p><strong>Tous les grands acteurs du secteur (fabricants, géants du net, Hollywood, groupes de TV, startups vidéo …) travaillent à ces nouveaux outils proactifs de la précision via les fameux algorithmes qui, ingurgitant et traitant les données par millions, deviennent, après des années de collecte et de nombreuses heures de vol, de plus en plus pertinents.</strong></p>
<p><strong> Des dizaines de milliers de développeurs affinent ces techniques d’anticipation pour permettent aux nouvelles firmes du divertissement de proposer contenus et oeuvres individualisés, un peu comme le tri contextualisé de Flipboard pour les magazines ou celui de Google Now pour vos infos personnelles. La prédiction remplace le search.</strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">Permettant de connaître très finement l’audience, elle optimisent les manières de présenter les contenus, et les génèrent de manière dynamique pour leur permettre d’être au bon endroit, au bon moment. Ces contenus et publicités « adressables » vont aussi réagir en même temps qu’ils seront consommés au sein d’un nouveau marketing (des données) en temps réel à inventer. Petit à petit, ils intégreront d’autres facteurs par des capteurs, par les réseaux sociaux, par des informations contextuelles et géo-localisées qui favoriseront de nouveaux modèles prédictifs du comportement des consommateurs.</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">Au bout du compte, ces nouveaux médias en sauront peut-être plus sur vous que vous-mêmes ! Même le téléviseur saura avant vous ce que vous voulez voir ! D’ici là, ils seront équipés comme les autres écrans connectés des systèmes d’exploitation des smart phones et tablettes. </span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">Tout le défi des groupes de TV traditionnels sera de bien valoriser une couche éditoriale et humaine à ces briques technologiques, pour aider le public dans la surabondance. Des médias pour guider, des médias qui font gagner du temps, qui en redonnent, au lieu d’en faire perdre. Découvrir un bon programme va devenir une activité prisée dans les foyers !</span> </strong></p>
<p class="bullet" align="center"><strong>Changement d’échelle ! Médias sans frontières </strong></p#>
<p><strong> Aujourd’hui la programmation Internet, immergée dans un temps continu, est complexe : multiplateformes, multi-écrans et mondiale !</strong></p>
<p><strong> Facilité par le très haut débit fixe (fibre) et mobile (4G), la victoire en cours de l’OTT (l’Internet public) où la qualité de visionnage, grâce au très haut débit, est désormais quasi-parfaite, débouche sur des audiences planétaires.</strong></p>
<p><strong> Le web grandit vite : le club des plus de 100 millions d’utilisateurs par service s’étend.  Facebook comme YouTube ont tous deux chaque mois plus d’un milliard d’utilisateurs, et 50 milliards d’applications ont été téléchargées sur l’App Store d’Apple. Autant sur Google Play.</strong></p>
<p><strong> Les près de deux milliards de visionnages de Gangnam Style ne sont que le début d’un mouvement continu qui touche un tiers de notre espèce et s’affranchit des frontières et des horaires fixes. Il sera difficile de maintenir les barrières géographiques à la diffusion dans ce nouveau monde. Des barrières encore plus choquantes en Europe, zone de libre circulation des biens et services.</strong></p>
<h2 class="bullet" align="center"><strong>Demain, d’autres écrans, <i>smart body &amp; smart world !</i></strong></h2>
<p><strong>Un nouveau monde où déjà d’autres écrans arrivent : dans les  technologies embarquées des voitures, sur nos poignets et, dans quelques mois, dans les fameuses lunettes connectées (Google Glass et bientôt Microsoft, Samsung…).  </strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">Après demain, nos vêtements seront truffés de capteurs donnant des informations sur notre santé et notre environnement immédiat. Alors que nous pouvons déjà imprimer des objets du quotidien, le corps humain devrait être la prochaine interface technologique, avant de voir arriver l’interaction directe du cerveau sur les écrans. Un peu plus tard --qui sait ? -- ce sera le tour de la nature et de la vie …</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">D’ici là, la nouvelle vague du numérique commence à balayer le secteur de l’éducation, avec les déjà fameux MOOCs (cours en ligne ouverts en ligne) dont profitent plus de cinq  millions de personnes dans le monde. Là encore, le transfert de pouvoir d’un enseignement de précision, personnalisé, se fait au profit de l’étudiant, qui peut davantage choisir, tandis que les professeurs deviennent, un peu comme les journalistes, des assembleurs de savoir et des éclaireurs.</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">L’éducation plus spécifique au numérique (nouveau langage), à son écriture et sa grammaire, passera par un apprentissage du code de plus en plus indispensable pour  permettre aux citoyens de devenir coéditeurs et éviter qu’une classe de nouveaux scribes ne détourne ce savoir à son profit. L’écriture cursive y survivra-t-elle ?</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">L’utilisation des données et du numérique continuera de changer le langage et les modes narratifs, davantage inspirés des jeux vidéo et du web que du cinéma muet ! </span></strong></p>
<p class="bullet" align="center"><strong>« Winner takes all ? »</strong></p#>
<p><strong>On le voit, ces données sont bien la nouvelle monnaie de ce nouvel âge de l’algorithme. Et, avec elles, l’acceptation d’un profilage qui laisse derrière nous un casier numérique, comme un tatouage indélébile!</strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">Cette traçabilité et cette marge rétrécie de notre libre arbitre devront être surveillées de près alors qu’une poignée de nouveaux géants de l’économie de la connexion, dont les algorithmes dominent le monde et contrôlent le cloud (donc toutes les données), gagnent beaucoup d’argent sur les rares secteurs en croissance, avec nous et … sans nous ! De vrais sujets de liberté individuelle comme de souverainetés nationale et européenne !</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">La vigilance est d’autant plus cruciale que, dans cette phase de transition numérique, le web se verticalise, se cloisonne dangereusement, que la guerre d'écosystèmes exclusifs s'intensifie avec le renforcement inquiétant des forteresses des écrans du web (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft, Samsung) qui intègrent, tous ou presque, matériel et logiciel, « hard » et « soft » ; mais aussi de quelques autres (eBay, Yahoo, LinkedIn, Twitter, WordPress…) qui captent presque tout l’oxygène et surtout le temps passé en ligne. Tandis que, côté tuyaux, les opérateurs de télécommunications tentent, au nom des investissements en très haut débit -- mais aussi souvent au nom de l'emploi--, de contester la neutralité des réseaux et l'Internet ouvert. </span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">Le risque est donc grand de voir croître les applications non inter-opérables, qui remplacent les chaînes, « ferment » le web, et augmentent cloisonnement et fragmentation ; de nous voir alors tous surfer entre des dizaines de plateformes et terminaux différents pour trouver le bon contenu, la bonne œuvre. A condition, bien sûr, qu’ils soient alors disponibles, trouvables et regardables !</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">Mais le plus grand péril n’est pas technique, il est aujourd’hui culturel – et logiquement de plus en plus politique – entre des générations nées dans des mondes qui n’existent plus, entre des usagers omnivores et des professionnels conservateurs, entre des citoyens et des dirigeants qui ne parlent plus le même langage et ont du mal à dessiner ensemble celui de demain.</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 15px;">Eric Scherer</span></strong></p>
<p><strong><em>(Introduction au Cahier de Tendances MétaMédia N°5, Printemps - Eté 2013)</em></strong></p>
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		<title>TV / vidéo / cinéma: le piratage ouvre la voie</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Apr 2013 08:49:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><span itemprop="author">Eric Scherer</span></dc:creator>
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		<description><![CDATA[  Le piratage a au moins deux mérites : il anticipe sur les nouvelles manières de consommer l’image animée, forçant les professionnels à innover pour répondre aux besoins, et il montre que la culture a un vrai poids économique, encourageant les autorités à agir. Sur ces sujets, l’Asie est en pointe. Elle a la plus grande...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><b> </b></p>
<p><b style="font-size: 15px;">Le piratage a au moins deux mérites : il anticipe sur les nouvelles manières de consommer l’image animée, forçant les professionnels à innover pour répondre aux besoins, et il montre que la culture a un vrai poids économique, encourageant les autorités à agir.</b></p>
<p><b style="font-size: 15px;">Sur ces sujets, l’Asie est en pointe</b><span style="font-size: 15px;">. Elle a la plus grande population numérique du monde, et donc de pirates, et elle installe très vite la fibre partout.</span></p>
<p><span style="font-size: 15px;">A Hong Kong, cette semaine, l’industrie régionale de la télévision connectée, les opérateurs de télécommunications et les diffuseurs ont montré que </span><b style="font-size: 15px;">l’appétit insatiable</b><span style="font-size: 15px;"> du public pour la vidéo, comblé par l’extraordinaire essor du très haut débit internet fixe et mobile</span><b style="font-size: 15px;">, allait leur compliquer la vie</b><span style="font-size: 15px;">.</span></p>
<p class="bullet"><b>L’expérience TV change : les consommateurs veulent plus et mieux. L’OTT va gagner ! </b></p#>
<p> C’est confirmé : c’est bien <b>la vidéo qui tire les nouveaux usages de l’Internet</b>. Demain, ces images animées, dopées aujourd’hui par la fibre et la 4G, seront proposées en ultra haute définition (4K et plus), préviennent les dirigeants des telcos d’Asie, réunis pour la 9<sup>ème</sup> conférence annuelle <b>« <a href="http://asia.broadbandworldforum.com/">BroadBand &amp; TV Connect Asia </a>».</b></p>
<blockquote>
<p> Or, <b><i>« en matière de demande pour ces contenus, c’est le pirate qui montre le chemin »</i></b>,  prévient Jay Maroo, DG de la maison de production indienne Shemaroo Entertainment (musique et Bollywood). <b><i>« Le piratage n’est pas seulement une question de prix ou de gratuité, mais aussi de disponibilité des contenus, de quantité, de commodité d’accès, d’infos légales (…) Ces pirates font aussi du business, il faut donc les battre avec les armes business, associées aux armes juridiques ».</i></b></p>
</blockquote>
<p><b><i></i></b><b><i>« De toute façon, les gens finiront toujours par trouver le contenu qu’ils veulent trouver »</i></b>, résume Siresh Sidhu, dg de l’opérateur malaisien Celcom Axiata. <b><i>« A Hong Kong, la demande est énorme : 60% des passagers du métro regardent de la vidéo sur leurs mobiles »</i></b>, précise la firme ChinaCache. Y compris en marchant ! J’en témoigne.</p>
<p><img class="wp-image-3937 alignleft" alt="ConfHK1" src="http://meta-media.fr/files/2013/04/ConfHK1-600x373.jpg" width="317" height="197" /><img class="wp-image-3941 aligncenter" alt="ConfHKmarcher" src="http://meta-media.fr/files/2013/04/ConfHKmarcher-600x899.jpg" width="194" height="291" /></p>
<p><b style="font-size: 15px;">Le public sait de plus en plus gérer ses besoins numériques</b><span style="font-size: 15px;">. Qui sont simples : regarder des vidéos sur n’importe quel écran, n’importe quand, n’importe où ; pouvoir les enregistrer, les partager et interagir avec elles.</span></p>
<p> <b>Il sait aussi que tout ceci est possible via un canal de diffusion unique : l’Internet public, où la qualité de visionnage, grâce au très haut débit, est désormais quasi-parfaite</b>. Ce qu’on appelle <b>l’OTT (Over The Top),</b> qui court-circuite -- à la demande comme en streaming --  les services gérés des opérateurs (TV sur IP), mais aussi les groupes de TV, qui ne contrôlent plus ces contenus arrivant sur tous les terminaux, y compris sur le téléviseur (connecté). Gratuits avec pubs ou par abonnements pour le premium, les grands acteurs de l’OTT sont connus : YouTube, Skype, Netflix, Hulu, TV ou Apple TV.</p>
<p> <b>La TV de rendez-vous, c’est fini ! </b>(Sauf pour le sport, l’info et quelques grands shows). Mais <b><i>« les producteurs de contenus ne comprennent toujours pas ces nouvelles exigences du public »</i></b>, estime Jeremy Kung, vice-président de Telekom Malaysia qui a relié près d’un million de foyers à la fibre en deux ans.</p>
<p class="bullet"><b>Piratage : Hollywood change son angle d’attaque. <i>It’s the economy, stupid !</i>  </b></p#>
<p style="text-align: center;"><b style="font-size: 15px;">Hollywood va encore raccourcir la chronologie des médias</b></p#>
<p><span style="font-size: 15px;">La puissante </span><b style="font-size: 15px;">Motion Pictures Association</b><span style="font-size: 15px;"> (MPAA), qui représente les grands studios américains, </span><b style="font-size: 15px;"><i>« est en train de réduire la durée des fenêtres de durée d’exploitation des films par plateformes et va accélérer cette tendance. Il faut aller plus vite »,</i></b><span style="font-size: 15px;"> annonce son représentant juridique en Asie, Matthew Cheetham, basé à Singapour.  </span></p>
<p><span style="font-size: 15px;">L’opérateur chinois de TV payante BesTV conseille aux studios d’Hollywood d’aller plus loin  et de fermer la fenêtre d’exploitation des DVD, trop facilement disponibles illégalement quelques jours après la sortie des films aux USA, pour viser directement les TV payantes. </span><b style="font-size: 15px;"><i>« Ca leur a pris 5 ans à comprendre, mais ils y viennent ». </i></b></p>
<blockquote>
<p><b style="font-size: 15px;"><i>« Il faut que l’offre légale soit assez attractive pour empêcher le public d’aller acheter une mauvaise copie de DVD pirate en bas de chez lui »,</i></b><span style="font-size: 15px;"> prévient BesTV, opérateur de TV payante en Chine.</span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center;"><img class="size-large wp-image-3947 aligncenter" alt="diable rouge" src="http://meta-media.fr/files/2013/04/diable-rouge-600x392.jpg" width="600" height="392" /></p#>
<p><b style="font-size: 15px;">En Asie, le piratage est un phénomène important, qui touche aussi les productions régionales. <em>"</em></b><span style="font-size: 15px;"><em>En Inde, on dit que +copyright+ signifie le droit de copier"</em>, s’amuse un délégué.</span></p>
<p>Les sites de piratage vidéo sont souvent dans les 10 premiers sur Alexa (mesure d’audience Web), alors ceux des diffuseurs légaux n’arrivent qu’après la centième place. Une poignée de 40 à 50 sites y font 80 à 90% du piratage.</p>
<p><span style="font-size: 15px;">C’est pourquoi </span><b style="font-size: 15px;">Hollywood</b><span style="font-size: 15px;"> a décidé de changer son fusil d’épaule : la </span><b style="font-size: 15px;">Motion Pictures Association</b><span style="font-size: 15px;"> qui a longtemps bataillé sur les aspects juridiques, </span><b style="font-size: 15px;"><i>«préfère désormais mettre l’accent sur la contribution du divertissement à l’économie, la création d‘emplois, la créativité et la culture », </i></b><span style="font-size: 15px;">indique Cheetham.</span></p>
<p><span style="font-size: 15px;">La pression est donc sur les gouvernements pour qu’ils changent les lois. Les opérateurs ne veulent pas bloquer les sites car leurs clients changeront de FAI et les plateformes vidéos sont lentes à réagir ou s’en lavent les mains : «</span><b style="font-size: 15px;"><i> c’est aux studios de régler cela, nous ne sommes que distributeurs », </i></b><span style="font-size: 15px;">estime Hulu Japan.</span></p>
<p style="text-align: center;"><b>La Corée du Sud et la France, bons élèves ! </b></p#>
<p><span style="font-size: 15px;">Pour la Motion Pictures, l’Amérique ne montre pas le bon exemple. </span><b style="font-size: 15px;"><i>« C’est la Corée du Sud, a changé 27 fois de lois sur le droits d’auteur en 27 ans, et la France qui font le plus dans le monde pour la promotion et la protection de leur culture, puis la Nouvelle Zélande ».   </i></b></p>
<p>Reste les armes classiques : blocage de site et géolocalisation, mais elles ne sont pas utilisés partout, notamment à Hong Kong et en Chine.</p>
<p class="bullet"><b>Les telcos forcés de se mettre à l’OTT : collaboration réseau managé (IP TV) et Internet public </b></p#>
<p style="text-align: center;"><img class="size-large wp-image-3943 aligncenter" alt="ConfHKenfant" src="http://meta-media.fr/files/2013/04/ConfHKenfant-600x525.jpg" width="600" height="525" /></p#>
<p><span style="font-size: 15px;">Confrontés à la banalisation du marché de l’accès et à l’effondrement de leurs services historiques, </span><b style="font-size: 15px;">les opérateurs répondent par les contenus et deviennent des médias</b><span style="font-size: 15px;"> en multipliant les offres TV via des accords avec de multiples fournisseurs. </span><b style="font-size: 15px;">La vidéo fait vendre !</b><span style="font-size: 15px;"> Des smartphones, des tablettes, des données.</span></p>
<p><span style="font-size: 15px;">Craignant encore pour leur réputation, certains résistent à proposer en parallèle des offres OTT : la qualité reste médiocre, disent-ils. La bande passante imprévisible, le réseau peu sûr et l’intégration dans d’autres services inexistante. Ils comptent sur une contextualisation jugée suffisante: fiabilité et sécurité de l’acheminement, meilleure résolution, absence de buffering, présence de sous-titrage…  </span></p>
<p><span style="font-size: 15px;">D’autres au contraire y vont vite ! Soucieux de ne pas répéter les erreurs de l’industrie de la musique, ils se mettent à promouvoir en parallèle des offres OTT légales, peu chères. Notamment parce qu’ils voient arriver </span><b style="font-size: 15px;">les détenteurs de droits devenir eux-mêmes des diffuseurs</b><span style="font-size: 15px;">. Personne ne sait combien de temps la NBA ou la Première League britannique résisteront à la tentation !</span></p>
<blockquote>
<p><b style="font-size: 15px;"><i>« L’OTT est inévitable »</i></b><span style="font-size: 15px;">, assure l’opérateur de TV payante VASC au Vietnam qui connaît la croissance la plus forte de la région. Pour un opérateur saoudien qui offre l’IP TV et YouTube à ses clients, </span><b style="font-size: 15px;"><i>«  il n’y a pas de concurrence entre l’OTT et la TV sur IP si vous utilisez les deux. Soyez à la pointe des contenus et vous garderez vos clients ».</i></b></p>
</blockquote>
<p><span style="font-size: 15px;">L’opérateur </span><b style="font-size: 15px;">malaisien</b><span style="font-size: 15px;"> Celcom Axiata (2</span><sup>ème</sup><span style="font-size: 15px;"> opérateur du pays) va aussi bientôt compléter son offre par des services OTT. Le « buffering » ? Réglé par de nouveaux moyens d’encodage et le streaming adaptatif ! Le piratage ? Réduit par de nouvelles lois et leur application.</span></p>
<p>Tout comme le <b>vietnamien</b> VASC : l’IPTv pour le multicast, l’OTT pour l’unicast. <b><i>« Dans quelques années, on ne verra plus la différence ».</i></b></p>
<p><span style="font-size: 15px;">En </span><b style="font-size: 15px;">Chine</b><span style="font-size: 15px;">, l’opérateur privé de TV, BesTV, coté à Shanghai, sert ses millions d’abonnés en IP TV, TV mobile, Smart TV (sans box), OTT, et via le web (250 millions de v.u.). La puissante chaîne publique CCTV est aussi, dit-on, sur les rangs.  </span></p>
<p><span style="font-size: 15px;">A </span><b style="font-size: 15px;">Taiwan</b><span style="font-size: 15px;">, le plus grand opérateur de TV payante, Chunghwa Telecom propose du « </span><b style="font-size: 15px;">MOD</b><span style="font-size: 15px;"> », du </span><b style="font-size: 15px;">multimédia à la demande</b><span style="font-size: 15px;"> via le cloud et une box dotée de l’OS Android : 153 chaînes de TV linéaires, un guide électronique des programmes, une fonction de remise au début des émissions, catch-up TV, de la VOD et SVOD (10.000 heures de séries et films), et de applications interactives (</span><b style="font-size: 15px;">Karaoke à la demande</b><span style="font-size: 15px;">, musique, horoscopes, santé, info-trafic, …) et sociales (partage sur Facebook). Les plus gros potentiels de revenus sont vus dans les contenus premium, le télé-achat, </span><b style="font-size: 15px;">la personnalisation de l’expérience multimédia sur tous les écrans</b><span style="font-size: 15px;">.</span></p>
<p><span style="font-size: 15px;">En Chine, les opérateurs réclament à l’Etat une taxe sur l’OTT mais s’y mettent aussi ! </span><b style="font-size: 15px;"><i>« Souvent un smart phone est plus performant qu’une set-up box ! », </i></b><span style="font-size: 15px;">reconnaît le DG de l’opérateur d’IPTV BesTV</span><b style="font-size: 15px;"><i>.</i></b></p>
<p><span style="font-size: 15px;">L’équipementier chinois </span><b style="font-size: 15px;">ZTE exporte même ses services low cost OTT</b><span style="font-size: 15px;"> pour la TV live vers l’Indonésie et la Bulgarie. Pour l’instant, il estime que ce service est plus adapté au second écran.</span></p>
<p><b style="font-size: 15px;">L’OTT a aussi de gros avantages</b><span style="font-size: 15px;"> : il permet d’en savoir immédiatement beaucoup plus sur les comportements et les goûts de l’audience sans devoir attendre les conclusions de Nielsen. Mais les annonceurs risquent de prendre peur devant les vrais chiffres, ironise un opérateur chinois. </span></p>
<p>En tous cas, la <b>recommandation de contenus</b>, à la Netflix, est en train d’arriver en Asie.  <b style="font-size: 15px;"> </b></p>
<p class="bullet"><b>Les opérateurs forcés aussi de se diversifier très vite, la TV n’est plus l’unique source  </b></p#>
<p><b style="font-size: 15px;">Les opérateurs rêvent en fait de pouvoir proposer des plateformes semi fermées d’applis et de services triés, choisis et gérés par leur soin. (Ca s’appelle un Appstore !)</b></p>
<p style="text-align: center;"><b style="font-size: 15px;">A chacun son nuage !</b></p#>
<p style="text-align: left;">En <b>Corée du Sud</b>, l’opérateur historique, Korean Telecom, qui se bat autant contre les pure players de l’OTT que contre Samsung, met ces nouveaux services sous l’appellation « <b>biens virtuels » </b>sans frontières<b>.</b></p#>
<p style="text-align: left;"><b>A Hong Kong, </b>HKT propose à ses abonnés le <b>nuage personnel</b> « Uhub » pour leur musique, photos vidéos, documents, plus de 100 fois plus rapide que Dropbox. Un autre opérateur, CSL, a lancé il y a peu un service identique, « My Room »</p#>
<p><span style="font-size: 15px;">Tous se re-déploient  vers le monde des applications et des services liées à </span><b style="font-size: 15px;">la maison intelligente</b><span style="font-size: 15px;"> (applis de confort, chauffage, climatisation…), bien sûr aux </span><b style="font-size: 15px;">jeux</b><span style="font-size: 15px;">, mais aussi à </span><b style="font-size: 15px;">la santé </b><span style="font-size: 15px;">(capteurs) </span><b style="font-size: 15px;">et surtout aujourd’hui à l’<span style="text-decoration: underline;">éducation</span></b><span style="font-size: 15px;">(à Hong Kong : écoles reliées à la fibre, tablettes, liseuses, tableaux interactifs connectés pour les classes…).  </span></p>
<p>Le nouvel <b>opérateur malaisien YTL, </b>qui ne propose que de la 4G, entend faire profiter l’école publique d’innovations liés à l’éducation connectée, via le cloud, en passant des accords avec des <b>MOOCs</b> (comme la Khan Academy américaine) et avec <b></b>.</p>
<blockquote>
<p><b style="font-size: 15px;"><i>« Les contenus de qualité viennent de plusieurs sources désormais et ne sont plus limités à ceux de la télévision (….) L’avenir appartient à ceux qui ont compris la puissance d’Internet et du cloud »</i></b><span style="font-size: 15px;">, résume son dynamique président Wing Lee. </span><span style="font-size: 15px;"> </span></p>
</blockquote>
<p class="bullet"><b>Les médias entendent profiter de ces vitesses extraordinaires de connexion, de la personnalisation et de l’internationalisation</b></p#>
<p><b style="font-size: 15px;">En Asie, comme ailleurs, les contenus plébiscités sont les films d’Hollywood, les séries, le sport (</b><span style="font-size: 15px;">Basket US, foot anglais)</span><b style="font-size: 15px;">, l’info et l’éducation</b><span style="font-size: 15px;">.</span></p>
<p><b style="font-size: 15px;">En Inde, </b><span style="font-size: 15px;">Shemaroo, un des plus grands producteur de contenus de musique et de films de Bollywood sur toutes plateformes, </span><b style="font-size: 15px;">revendique la diffusion OTT </b><span style="font-size: 15px;">: plus facile d’accès pour tous (créateurs et public), plus interactive, plus internationale. Shemaroo imitera pour cela une firme coréenne qui « </span><i style="font-size: 15px;">crowd source </i><span style="font-size: 15px;">» ses sous-titrages de films en les exportant en Amérique Latine. </span><b style="font-size: 15px;"><i>« 25% de nos visiteurs YouTube viennent de pays qui ne parlent pas hindi ».  </i></b></p>
<p style="text-align: center;"><img class=" wp-image-3945 aligncenter" alt="ConfHKgangnam" src="http://meta-media.fr/files/2013/04/ConfHKgangnam-600x428.jpg" width="600" height="428" /></p#>
<blockquote>
<p><b style="font-size: 15px;">D’autres n’ont pas besoin de sous-titrage : Gangnam Style et ses 1,5 milliard de vues ! <i>« Nous allons tout droit vers un nombre de téléchargements de 3 ou 4 milliards pour certains contenus vidéos d’ici quelques années », </i></b><span style="font-size: 15px;">estime Korean Telekom</span><b style="font-size: 15px;"><i>.</i></b></p>
</blockquote>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-3927" alt="supermodele2" src="http://meta-media.fr/files/2013/04/supermodele2-600x256.png" width="600" height="256" /></p>
<p><b style="font-size: 15px;">Celestial Tiger Entertainment</b><span style="font-size: 15px;"> (j/v des studios LionsGate d’Hollywood et d’Astro, 1</span><sup>er</sup><span style="font-size: 15px;"> opérateur de TV payante en Asie du sud-est) utilise à fond le nouveau canal OTT :  </span><b style="font-size: 15px;">SuperModelMe</b><span style="font-size: 15px;">, un de ses shows produits à </span><b style="font-size: 15px;">Singapour</b><span style="font-size: 15px;">, est développée différemment selon les supports et les plateformes : épisodes de 30 mn en TV gratuite, une heure en IP TV, mobisodes sur mobile et internet, catch-up sur le portail MSN, présence sur les réseaux sociaux, YouTube. Foursquare. </span><b style="font-size: 15px;">Même le scénario varie en fonction des terminaux !  </b><span style="font-size: 15px;"> </span></p>
<p><b style="font-size: 15px;">Hulu, </b><span style="font-size: 15px;">qui utilise le streaming adaptatif,</span><b style="font-size: 15px;"> </b><span style="font-size: 15px;">se dit en mesure de proposer un ciblage très personnalisé --- donc plus cher-- aux annonceurs : la femme de 35 ans qui gagne tant, vit Chicago et aime les BMW, par exemple. Au </span><b style="font-size: 15px;">Japon, </b><span style="font-size: 15px;">1</span><sup>er</sup><span style="font-size: 15px;"> initiative hors SA pour cette plateforme conjointe de NBC/Universal, ABC et Fox,</span><b style="font-size: 15px;"> </b><span style="font-size: 15px;">s’en tient pour l’instant à la SVOD pour 10$/mois.</span></p>
<p style="text-align: center;"><b style="font-size: 15px;">Que feront les groupes de TV ?</b></p#>
<blockquote>
<p><b><i>« Si la BBC venait à Hong Kong avec seulement son iPlayer (OTT), ils ne parviendraient jamais aux chiffres que nous obtenons pour eux », </i></b>estime<b><i> </i></b>dit l’opérateur PCCW qui reconnaît aussi favoriser la VOD sur le direct TV.</p>
</blockquote>
<p>A voir et à suivre.</p>
<p class="bullet"><b>L’exemple vient aussi d’Asie ! Puissantes initiatives locales à imiter ! </b></p#>
<p><b style="font-size: 15px;">L’Australie</b><span style="font-size: 15px;"> (3 opérateurs pour 23 millions d’habitants) compte relier chaque foyer à Internet par la fibre optique, avec à la clé une connexion Internet à 100 mégabits par seconde pour tous d’ici 2021 !</span></p>
<p>L’Etat met les moyens pour sa « révolution du très haut débit » : 40 milliards $.  Près de 70% des habitants y sont équipés de smart phones (moins de 50% en France) et les <b>deux tiers de la population auront accès 4G dès juin</b> prochain ! Deux millions d’abonnés profitent déjà de connexions à 40 mégas par seconde.</p>
<p>L’opérateur historique Telstra propose la <b>voix en haute définition</b> (pour appeler depuis un pub bruyant!) et commence à équiper les grandes <b>enceintes sportives</b> de réseaux spéciaux dédiés pour soutenir le trafic des portables.</p>
<p>   Qui dit mieux en France ? Je ne vois pas….</p>
<p><span style="font-size: 15px;">En </span><b style="font-size: 15px;">Corée du Sud, 95% des habitants sont reliés par la fibre à Internet, 99% ont un accès mobile 4G/LTE !</b></p>
<p><span style="font-size: 15px;">A </span><b style="font-size: 15px;">Hong Kong</b><span style="font-size: 15px;">, l’opérateur HKT est en mesure </span><b style="font-size: 15px;">d’installer la fibre en 4 jours</b><span style="font-size: 15px;"> chez les particuliers. La couverture 4G est déjà proche d’atteindre celle de la 3G. Il est en train d’installer la </span><b style="font-size: 15px;">wi-fi dans les trains et le métro</b><span style="font-size: 15px;">. Et il n’y a plus d’abonnés 2G ! Un autre opérateur, Chunghwa Telekom continue la course au très haut débit et offre déjà 50 mégas.</span></p>
<p><span style="font-size: 15px;">En M</span><b style="font-size: 15px;">alaisie</b><span style="font-size: 15px;">, l’opérateur YTL a installé la </span><b style="font-size: 15px;">wi-fi dans la ligne de bus</b><span style="font-size: 15px;"> qui relie Kuala Lumpur à Singapour.</span></p>
<p><span style="font-size: 15px;">En </span><b style="font-size: 15px;">Chine</b><span style="font-size: 15px;">, près de 100 millions d’habitants avaient déjà la fibre fin 2012. L’équipementier </span><b style="font-size: 15px;">chinois</b><span style="font-size: 15px;"> ZTE déploie depuis l’an dernier des services de connexions internet à 100 gigas. Il pense que les besoins seront de 400 gigas en 2015 et vise 1 téra en 2020. Des tests prometteurs ont été réalisés avec Deutsche Telekom. </span></p>
<p><span style="font-size: 15px;">Une dernière chose : tous les délégués de cette conférence disaient avoir </span><b style="font-size: 15px;">sur eux au moins deux objets mobiles connectés</b><span style="font-size: 15px;">. Et trouvaient ça normal. </span></p>
<p>Ca va vite, très vite….</p>
<p> <img class="aligncenter size-large wp-image-3929" alt="ConfHKchapeaux" src="http://meta-media.fr/files/2013/04/ConfHKchapeaux-600x356.jpg" width="600" height="356" /></p>
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		<title>Quand Hollywood se moque des geeks de Google !</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Feb 2013 14:10:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><span itemprop="author">Eric Scherer</span></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après "The Social Network", qui avait décrit en 2010 l'aventure Facebook depuis ses débuts à Harvard, voici le tour de Google de faire les frais d'un film d'Hollywood. Le scénario du "Stage en entreprise" est simple: deux commerciaux détruits par la révolution numérique décrochent un stage chez Google, où il ne sont plus que des...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après "The Social Network", qui avait décrit en 2010 l'aventure Facebook depuis ses débuts à Harvard, voici le tour de Google de faire les frais d'un film d'Hollywood.</strong></p>
<p><strong>Le scénario du <a href="http://www.theinternshipmovie.com/">"Stage en entreprise"</a> est simple: deux commerciaux détruits par la révolution numérique décrochent un stage chez Google, où il ne sont plus que des dinosaures dépassés face aux galopins geeks surdoués ! </strong></p>
<p>La suite dans la bande annonce :</p>
<p><iframe class="video-sharing" id="ytplayer-ehJFc1W0VKE" type="text/html" width="480" height="270"
	src="http://www.youtube.com/embed/ehJFc1W0VKE" frameborder="0"
	allowfullscreen></iframe></p>
<p>Avec Vince Vaughn et Owen Wilson dans les rôles principaux. En salles aux USA début juin.</p>
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		<title>MEDIAS: LE LOW COST PASSE EN MODE INDUSTRIEL</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Nov 2012 15:04:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><span itemprop="author">Eric Scherer</span></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un aspect majeur de la révolution numérique et d’Internet est de pouvoir produire aussi bien qu’avant – et souvent mieux – pour beaucoup moins cher. Aujourd’hui, les nouveaux médias low cost sont passés à la phase industrielle, et nous n’en sommes qu’au début. La numérisation -- transformation d’objets en données, de données en objets --...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;" align="center"><strong>Un aspect majeur de la révolution numérique et d’Internet est de pouvoir produire aussi bien qu’avant – et souvent mieux – pour beaucoup moins cher. Aujourd’hui, les nouveaux médias low cost sont passés à la phase industrielle, et nous n’en sommes qu’au début.</strong></p#>
<p><strong>La numérisation <em>-- transformation d’objets en données, de données en objets -- </em>d’un nombre toujours plus grand d’activités humaines a très fortement abaissé les barrières à l’entrée de pans entiers de l’économie, et fréquemment, les a réduites à néant.</strong></p>
<p><strong>Cette caractéristique, très déflationniste, ébranle depuis une dizaine d’années les médias, premiers touchés par ce séisme, et altère progressivement la plupart des autres secteurs de l’économie, tout en profitant au citoyen.</strong></p>
<p><strong>Avant d’individualiser demain la production de notre énergie et des objets de notre quotidien, cette révolution a d’abord démocratisé la parole publique, le savoir et sa diffusion. Elle a modifié l’espace et le temps, qu’elle a réduits, voire supprimés.</strong></p>
<p><strong>Facilité, souplesse, ubiquité, immédiateté, proximité, personnalisation et surtout abondance, sont les traits dominants des nouvelles offres média à coût réduit, permis par cette mutation.</strong></p>
<p><strong>Mais les changements technologiques dans les médias vont plus vite qu’ailleurs. Pire : leur rythme s’accélère, leur impact s’élargit, rendant la transition pour les vieux médias de plus en plus complexe, alors même que leurs dirigeants ont toujours du mal à imaginer que leur ancien modèle, qui a si bien réussi, est voué à disparaître.</strong></p>
<p><strong>Internet nous a déjà fait entrer dans une ère de décentralisation radicale, de connexions généralisées, d’interdépendance et d’interactivité envahissant tout notre quotidien, du matin jusqu’au soir, à la maison, au travail, dans les transports ou au restaurant, même en vacances…. Il y aurait déjà plus d’adresses Internet que d’étoiles dans l’univers, ou de cellules dans le corps humain !</strong></p>
<p><strong>Cette ère s’impose d’autant que plus vite qu’elle repose sur des technologies facilement prises en main et des usages intuitifs, massivement adoptés par le public. Aujourd’hui, ce sont les smart phones et Facebook qui ont fait entrer la société à l’ère numérique, pas les responsables politiques, économiques ou les industries du 20<sup>ème</sup> siècle !</strong></p>
<p><strong>La seconde étape de la révolution numérique se joue en ce moment avec l’Internet mobile, le rôle du second écran, la TV connectée, le cloud et l’exploitation des données.</strong></p>
<p class="bullet" style="text-align: left;" align="center"><span style="color: #0000ff;">Le low cost numérique, c’est du haut de gamme !</span></p#>
<p><strong>Le low cost ne concerne donc pas seulement les compagnies aériennes, les voitures fabriquées à l’étranger, la téléphonie mobile à prix cassés, les lunettes ou le marché des obsèques. Il est rapidement devenu un trait dominant de nombreux services, et parmi eux, les nouveaux médias.</strong></p>
<p><strong>Mais si pour les premiers, le low cost passe par une simplification des produits et services, pour les médias -- grâce au numérique et à Internet -- il est le contraire d’une version édulcorée !</strong></p>
<p><strong>Faire la même chose –et très souvent plus et mieux- que des produits chers à produire pour 10 ou 100 fois moins cher est désormais courant ! Avec à la clé, la possibilité d’offrir une multitude de services supplémentaires sans les contraintes du passé : coûts de distribution quasi-nuls, formats multiples, ajustables, dynamiques, ré-actualisables, connectés, sociaux et qui rencontrent, en plus, l’enthousiasme du public. Un public qui -- par des effets de réseau et de taille -- créé d’ailleurs lui-même la valeur de ces services qu’il utilise, comme Wikipedia, Craigslist, YouTube, Flickr, Instagram, Facebook, Twitter, Tumblr, WordPress….</strong></p>
<p><strong>Rappelons-le : un blog, c’est un journal ou un magazine sans les charges d’une imprimerie et d’une flotte de camions pour distribuer des piles de papier, un smart phone, c’est non seulement une caméra haute-définition mais aussi une station de TV dans sa poche, capable de diffuser en direct au monde entier ! Twitter, outil unique à impact gigantesque, est devenu une agence de presse mondiale, gratuite, personnalisée, en temps réel, mais aussi le canal central des conversations de la politique ou de la high-tech, et parfois de la diplomatie, comme le futur de la mesure d’audience !</strong></p>
<p class="bullet" style="text-align: left;" align="center"><span style="color: #0000ff;">Le boom de l’autoédition, auto-distribution</span></p#>
<p><strong>Chaque jour, les citoyens, les individus, les petits utilisent un peu plus les outils de création, de production et de partage et accèdent aux mêmes possibilités que les entreprises établies : ils peuvent s’exprimer, publier, diffuser, remixer sans contrainte de temps ou de lieu. Publier devient chaque jour plus facile, plus visuel, moins compliqué. Internet suscite des concurrences inattendues pour les acteurs traditionnels et maximise la diffusion des offres: la propagation des créations est le plus souvent virale, assurée par les réseaux sociaux, Twitter, Facebook, Instagram, Pinterest ou YouTube, où un amateur brillant peut concurrencer un studio d’Hollywood.</strong></p>
<p><strong>De plus en plus de logiciels 3D et d’animation sont désormais disponible en open source. Et le recours à des technologies ouvertes non propriétaires semble s’étendre à d’autres secteurs, comme l’éducation, la santé ou l’automobile.</strong></p>
<p><strong>Le financement se fait de plus en plus par appel direct et digital au public (crowd-funding). Les créateurs et producteurs peuvent de nouveau créer une relation directe avec le public. Leur agilité favorise la co-création et la co-production avec d’autres métiers : designers, développeurs (déjà plus nombreux aux USA que les agriculteurs) et bien sûr avec l’audience.</strong></p>
<p><strong>Les opportunités sont donc importantes pour les amateurs comme pour les professionnels (créateurs et producteurs qui voient progressivement l’intérêt de ces nouveaux outils), mais aussi pour de nouveaux entrants, petits et grands. </strong></p>
<p class="bullet" style="text-align: left;" align="center"><span style="color: #0000ff;">Hollywood : tech is the new « cool » ! Geeks are the new rockstars !</span></p#>
<p><strong>Sur YouTube, les nouveaux pros sont des amateurs, nés sur la plate-forme ! Chaque mois, l’unité vidéo de Google envoie des chèques à plus d’un million de personnes. Bien plus que le nombre d’employés des télévisions américaines et des studios d’Hollywood réunis !</strong></p>
<p><strong>Mais c’est aussi un média très différent des autres : c’est une plateforme sociale de vidéos disponibles sur tous les terminaux, tous les écrans et dans le monde entier ! Chaque jour, 500 années de contenus YouTube sont regardées sur Facebook, qui ressemble plus à une TV qu’à Google ! Toutes les minutes, 700 vidéos YouTube sont tweetées !</strong></p>
<p><strong>Dans ce nouvel écosystème professionnel-amateur, YouTube s’industrialise et se professionnalise aussi. Cherchant désormais à organiser la profusion, il passe d’une logique de plate-forme à la mise en valeur de dizaines de chaînes éditorialisées permettant de gérer des playlists personnalisées, de s’y abonner, de recevoir des recommandations, qui représentent près de la moitié des visites. Tout en privilégiant une audience sur terminaux mobiles, ses plus grandes chaînes ont une audience aujourd’hui déjà équivalente aux petites du câble aux Etats-Unis : plusieurs millions d’abonnés et des milliards de vidéos vues. Et YouTube vient d’abonder un second round d’investissement pour ses meilleures chaînes américaines.</strong></p>
<p><strong>Une nouvelle génération de producteurs de contenus vidéo associant le meilleur d’Hollywood et de la Silicon Valley émerge. Une foule de nouvelles entreprises à Los Angeles créent aujourd’hui des contenus pour Internet.</strong></p>
<p><strong>Le vieux système broadcast/mass media, -- la lance à incendie qui arrose tout le monde de manière indifférenciée – fonctionne moins bien. Les annonceurs l’ont remarqué. A la télévision, vous tuez un show après deux épisodes ou deux émissions sans audience, sur YouTube, vous prenez le temps qu’il faut pour ajuster, car c’est moins cher ! Vous n’hésitez pas non plus à solliciter directement votre audience !</strong></p>
<p class="bullet"> <span style="color: #0000ff;">La TV aussi réinventée par le public</span></p#>
<p><strong>Puisque le numérique est devenu le standard pour la musique et la presse, l’industrie de la télévision et de la vidéo vivra comme elles, non des changements, mais une totale transformation, difficile à accepter pour sa vieille garde.</strong></p>
<p><strong>Cette transformation passe, comme ailleurs, par des modifications radicales des modes de consommation, des usages et des habitudes, facilités par la pénétration du haut débit et des terminaux mobiles.</strong></p>
<p><strong>Chaque jour, nous le constatons : moins fidèles à un seul journal, à un site unique, ou à une chaîne, et vite devenus omnivores, nous picorons ici et là. Il n’y a plus de destination unique qui nous satisfasse. Nous consommons à l’unité, des bouquets dont nous choisissons la composition et beaucoup.</strong></p>
<p><strong>Même sur Internet, le téléchargement diminue au profit du streaming, d’une consommation instantanée, sans friction, qui passe d’une logique de stock réactualisé par à coups, à une logique de flux. A l’âge de l’instantané, du live, du présent perpétuel, nous voulons tout, tout de suite ! Comprendre le temps réel réclamera des vieux médias une adaptation permanente !</strong></p>
<p><strong>Les jeunes préfèrent les SMS à la conversation téléphonique, Facebook et Instagram à l’email, le second écran au premier, les écrans personnels à ceux partagés ! Chaque pièce de la maison accueille aujourd’hui leurs terminaux ; ils ne regardent plus un film, une série ou un match à la télévision sans un écran compagnon sur les genoux.</strong></p>
<p><strong>Comme les autres, la TV est confrontée à la fragmentation de ses contenus dans des consommations « déchaînées » de programmes au besoin ré-agrégés, en fonction des souhaits des télénautes et non plus des groupes de médias. Comme ailleurs, le public est en train de prendre le contrôle !</strong></p>
<p><strong>L’exode de l’attention vers d’autres terminaux et d’autres contenus s’intensifie ! L’audience migre des contenus de télévision vers la vidéo en ligne, disponible d’ailleurs désormais aussi sur … les téléviseurs ! Les adolescents et jeunes adultes ne regardent que très rarement des programmes à heure fixe, dont il est de plus en plus difficile -- et plus cher-- d’organiser la rareté, c’est-à-dire la capacité à donner « rendez-vous » au plus grand nombre.</strong></p>
<p><strong>La TV change sous nos yeux. L’arrivée de navigateurs Internet dans les téléviseurs, devenus souvent eux-mêmes magasins d’applications, sonne le glas de la TV des 50 dernières années. A la nouvelle connectivité à Internet s’ajoutent les interactions sociales en temps réel -- nouveaux tuyaux d’accompagnement massifs des flux télévisés-- qui favorisent les recommandations, de plus en plus vers des contenus de qualité. Ils vont rapidement entraîner des changements d’écriture des créations audiovisuelles. Et la TV se consommera comme Spotify : avec sa propre playlist, sa propre chaîne, personnalisée, souvent via une contextualisation du second écran.</strong></p>
<p><strong>Aux Etats-Unis, les « cord-cutters » se multiplient: constatant qu’il existe des offres moins chères, les Américains cherchent à réduire leurs factures de bouquets de TV (140.000 abonnés ont quitté Time Warner en un an), veulent faire eux-mêmes leur choix et annulent leurs abonnements au câble. Mais il y a pire : les « cord-nevers », la génération perdue, celle qui n’en prendra jamais !</strong></p>
<p><strong>Premier service audiovisuel à la demande aux Etats-Unis, la SVOD – qui concurrence autant les acteurs payants que gratuits-- bouleverse les usages traditionnels de la TV, avec une offre de services très importante et bon marché, poussant les médias traditionnels à se développer sur ce nouveau marché. La distribution en ligne de films se fait autour d’une promesse de volume d’offres  indifférenciées (les 7,99 $ / mois du buffet à volonté de films et séries de Netflix ou d’Amazon).</strong></p>
<p class="bullet"> <span style="color: #0000ff;">L’âge d’or des séries TV face au recul du cinéma aux USA  </span></p#>
<p><strong>Longtemps, les séries – composées dans un travail très collectif de films uniques, indépendants, à petits budgets, inventifs, diffusés chaque semaine -- étaient considérées par Hollywood et les grandes chaînes comme un complément symbolique à la production et la programmation des films.</strong></p>
<p><strong>Aujourd’hui, elles deviennent le centre de notre culture audiovisuelle de divertissement et un marqueur social aussi fédérateur qu’un groupe de rock dans les années 70, un bon livre pour nos aînés. Leur coût est évidemment très inférieur à celui d’un film (entre 700.000 euros en France et 2 millions de dollars aux Etats-Unis par épisode) et, pour les plus réussies, rencontrent des audiences de dizaines de millions de spectateurs (The Sopranos, Mad Men, Breaking Bad, Borgen…).</strong></p>
<p><strong>Avec la possibilité d’installer chez soi des écrans et du son de très haute qualité, la télévision et Internet deviennent les loisirs culturels préférés. Le box office américain connaît une chute continue, les salles sont en difficulté. Refusant de faire sa mue, Hollywood est déprimé, les studios réduisent la voilure, prennent moins de risques et privilégient quelques « <em>tentpoles</em> », productions gigantesques sur lesquelles ils misent tout et qui sont censées couvrir le reste de leur production, de moins en moins attractive.</strong></p>
<p><strong>Internet accentue le mouvement. Aujourd’hui, il n’y a plus besoin pour survivre de produire des blockbusters ! Les producteurs sur YouTube fabriquent des films autour de 250 $ la minute. La perte maximale est de quelques milliers de dollars, alors qu’un film coûte en France en moyenne 6 millions d’euros. YouTube est en train d’impulser une nouvelle culture mondiale. Et l’arrivée de l’audiovisuel sur Internet est une tendance lourde !</strong></p>
<p class="bullet"> <span style="color: #0000ff;">Multiplicité des écrans, infinité de contenus, mais temps –et donc attention—limités : modèles d’affaires à réinventer</span></p#>
<p><strong>L’ensemble des coûts décroît : la diffusion d’images en numérique est huit fois moins chère qu'en analogique (4 fois pour la haute définition), et, à terme, le passage probable en tout IP devrait encore faire baisser considérablement les coûts de distribution.</strong></p>
<p><strong>De nouveaux modèles d’offres et de prix transforment aussi l’ensemble du secteur.</strong></p>
<p><strong>Tandis qu’Internet aspirera probablement la moitié de la publicité d’ici deux à trois ans, et que se développent à vive allure les grands magasins d’applications (paiement à la pièce d’iTunes, Google Play, Amazon, Facebook), les grands annonceurs n’ont toujours pas de stratégie applicative. Ils continuent de chercher à connaitre les caractéristiques du consommateur (âge, CSP) alors qu’il leur faudrait comprendre ce qu’il recherche et ce qu’il fait des contenus et des œuvres. Le nombre de clics et de pages vues laisse toutefois progressivement place aux offres premium et à un engagement authentique. Les chaînes, elles, vivent dans la terreur de devenir de simples petits widgets.</strong></p>
<p><strong>Parallèlement, progresse l’économie d’abonnement. Le public paie et paiera de plus en plus au forfait pour des contenus pertinents, proposés en fonction de ses  besoins (Spotify, Pandora, Deezer, Netflix). La génération des <em>« millenials » </em>a d’ailleurs tendance à être moins tentée que celle des « <em>baby boomers »</em> à vouloir détenir des choses. Le streaming, plus flexible, l’emporte sur la possession de CD ou de DVD, en vrai recul.</strong></p>
<p><strong>Le règne du CD comme principale source de revenu des majors de la musique devrait d’ailleurs s’achever cette année, dépassé par les téléchargements et les abonnements en streaming, qui ont changé notre manière d’écouter de la musique, notamment via les recommandations de puissants algorithmes nous convainquant d’écouter des artistes proches de nos playlists musicales ou vidéos.</strong></p>
<p class="bullet"> <span style="color: #0000ff;">Quatre ou cinq géants contrôlent nos vies numériques</span></p#>
<p><strong>Ce nouveau monde est piloté par quatre géants qui se battent pour prendre le contrôle de nos vies numériques connectées  – Apple, Google, Amazon et Facebook – ;  cinq, si Microsoft réussit le double pari d’imposer Windows 8 et d’entrer sur le marché des terminaux.</strong></p>
<p><strong>Depuis les Etats-Unis, ce sont leurs plateformes archi-dominantes qui dicteront notre proche avenir numérique, depuis les systèmes d’exploitation jusqu’à l’e-commerce, du web à nos identités en passant par notre graphe social. A eux seuls, ils contrôlent l’accès à la plupart des services digitalisés: search, réseaux sociaux, édition, livres, musique, cloud, vidéo/tv/films, smart phones/tablettes, cartes GPS, … Rappelez-vous, alors que notre alphabétisation numérique est faible, que Facebook sait qui vous êtes, Google ce que vous cherchez, et qu’Apple peut censurer – à son gré- n’importe quel développeur !</strong></p>
<p><strong>Dans le nouveau monde de la TV, non seulement les géants du web sont tous présents, mais il faut compter aussi avec les monstres de l’électronique (Microsoft, Intel), les fabricants de terminaux (Samsung, LG, Sony…), les champions de la vidéo (Netflix, Hulu…), tous les grands opérateurs telcos (Orange, SFR…) comme d’innombrables start-ups (Zeebox, Viggle, …) qui se créent pour profiter de ce nouveau boom des images animées en ligne, et développent leurs propres contenus vidéo adaptés aux nouveaux usages, ou des services, outils ou infrastructures pour accompagner et consommer ces nouveaux et anciens contenus.</strong></p>
<p><strong>Jusqu’ici pour l’industrie de la TV, il fallait grossir ou disparaître. Aujourd’hui les défis sont différents. En presse, le déclin du papier a été accéléré par son manque de modernité face aux nouveaux usages, la rareté du temps disponible et la chute de la publicité. Dans ce contexte, le seul espoir des médias traditionnels n’est pas de chercher à sauver ce qui ne peut l’être (et qui rencontre moins l’appétence du public), mais d’engager une stratégie « Digital First ».</strong></p>
<p><strong>C’est vrai, le numérique ne rapporte pas autant qu’une activité traditionnelle, notamment en matière de publicité digitale. Mais il coûte aussi beaucoup moins cher ! Les rédactions y sont plus modestes (autour de 30 à 40 personnes actuellement) tout en représentant le principal coût d’une opération éditoriale numérique.</strong></p>
<p><strong>La convergence des médias, elle, se poursuit : un champion du web est venu cet été diriger le quotidien USA Today, en difficulté ; un patron d’une TV publique (BBC) prend les rênes du New York Times. Dans les vieux médias, les anciens commencent aussi à laisser les responsabilités à la génération Y. Tous font de la vidéo, et sous peu de la TV connectée ! Demain, parions que le partage de vidéos sera plus important que celui de messages sur Twitter et de photos sur Facebook. De même se poursuit le mouvement qui fait des marques et des entreprises des médias, et demain des TV !</strong></p>
<p class="bullet"> <span style="color: #0000ff;">Smart, mobile, social : facteurs dominants du nouveau paysage média</span></p#>
<p><strong>Les grandes tendances actuelles sont limpides : smart, mobiles, sociales. En 5 ans, depuis sa création, l’iPhone a tout changé, notamment dans l’information, la photo et la vidéo, où la collecte, la diffusion et la création de contenus ont été transformées !</strong></p>
<p><strong>Le succès des smart phones et des tablettes témoigne de l’adoption technologique la plus rapide de tous les temps, bien plus que la TV ou l’ordinateur. Leur pénétration, pour les premiers, dépasse le seuil symbolique et important de la moitié de la population américaine (47% en France).</strong></p>
<p><strong>Et près d’un tiers des américains possèdent aujourd’hui une tablette, contre 2% il y a trois ans. Dans quelques mois, plus de gens accèderont à l’Internet via mobiles que via des ordinateurs. C’est déjà le cas en Chine !</strong></p>
<p><strong>Nos écrans d’ordinateurs, et demain de TV ressemblent d’ailleurs de plus en plus à des smart phones !</strong></p>
<p class="bullet"> <span style="color: #0000ff;">Le changement de paradigme va durer et générer au moins 5 tensions</span></p#>
<p><strong><span style="color: #0000ff;">1/ Tension liée à la multiplicité des formats</span>. Les médias vivent une transition désordonnée, rapide et compliquée. Le paysage des médias numériques est confus, fragmenté, fracturé, changeant (avec de très nombreux supports, et formats différents, mais aussi de règles de partage). Il y est difficile d’harmoniser les contenus et les œuvres. Les développements deviennent plus longs et plus complexes. D’autant que dans cette nouvelle économie numérique, les services sont plus faciles à monétiser que les contenus. Apple a montré au monde l’importance de l’alliance étroite entre contenus, services et terminaux (iTunes avec l’iPod). Microsoft, comme Amazon, l’a compris, et vient de se mettre aussi au hardware.</strong></p>
<p><strong><span style="color: #0000ff;">2/ Tension entre systèmes ouverts (qui favorisent la créativité) et systèmes fermés</span> qui érigent de nouvelles barrières à l’entrée (pour faire payer), compliquant les prises de décision. Si, historiquement, les systèmes ouverts gagnent toujours, Apple est bien devenue entre temps la plus grosse entreprise mondiale ! Il faut donc être présent sur une multitude de plateformes.</strong></p>
<p><strong><span style="color: #0000ff;">3/ Tension entre pages web immobiles et contenus diffusés à jet continu</span>, dans un défilé ininterrompu de streaming, qu’il faut savoir dompter et qui alimente la surabondance de contenus. 20% du temps numérique des jeunes de moins de 25 ans est aujourd’hui consacré à faire des choix ! C’est la guerre du temps !</strong></p>
<p style="text-align: left;" align="center"><strong><span style="color: #0000ff;">4/ Tension entre la recherche éperdue de produire moins cher et celle de vouloir maintenir la qualité éditoriale et technique</span>. Comme la musique, la vidéo va être plus facile que jamais à produire, à disséminer et à découvrir, mais de nombreuses interrogations subsistent pour savoir s’il sera possible de vivre de sa création ! De plus en plus de nouveaux acteurs se mettent en tous cas à financer directement la création et la production, comme YouTube (et ses nouvelles chaînes pros), Netflix, Amazon et même Microsoft qui produisent leurs propres séries de fiction avec les plus grands acteurs et réalisateurs.</strong></p#>
<p><strong><span style="color: #0000ff;">5/ Tension entre des écosystèmes très régulés et ceux qui – sautant frontières et durées-- ne le sont pas du tout</span>. Entre l’offre légale et le piratage, mais aussi entre des interprétations très différentes de la liberté sur Internet où la propriété intellectuelle, est souvent remise en cause par une culture du remix. Le monde du cinéma, de la TV et de l’audiovisuel ne doit pas répéter les erreurs de la musique. S’il fait le choix de proposer des offres légales attractives, qui répondent à la modernité des usages, le piratage sera considérablement affaibli. Attention donc à ne pas figer les comportements, comme si rien n’avait changé, notamment dans la sacro-sainte chronologie des médias.</strong></p>
<p class="bullet"> <span style="color: #0000ff;">Digitalisation généralisée, Internet de tout !</span></p#>
<p><strong>Le web, lui, continue d’évoluer à très grande vitesse sous la triple pression des supports mobiles qui, emmenés partout, permettent l’hyper-connectivité, du « cloud », qui permet la qualité de services multi-écrans et l’ubiquité généralisée, et de l’explosion des données, liées notamment au temps réel.</strong></p>
<p><strong>Facebook a déjà la taille de tout l’Internet en 2004 ! Mais le numérique, ce n’est pas que le web ! Ce sont des sites, des applications, des formats hybrides (html5), et demain des objets connectés où les contenus et les œuvres seront aussi distribués. Le prochain écran sera vraisemblablement embarqué dans les lunettes Google ou nos lentilles de contact.</strong></p>
<p><strong>Ces 10 dernières années, sous les coups de boutoir disruptifs des start-up de la Silicon Valley, tous les médias, en se digitalisant, se sont transformés. Dans un paysage Internet sans cesse changeant, la plupart des autres secteurs traditionnels vont aussi être digitalisés et donc changés par les logiciels: en gros, tout ce qui est lent et centralisé se transformera en atomisé, rapide et en réseau.</strong></p>
<p><strong>Le marché de l’hôtellerie est attaqué (Airbnb), celui des taxis (Uber), des garagistes (réseau peer to peer YourMechanic) par une consommation collaborative, et des applications géo-localisées.</strong></p>
<p><strong>Dans l’éducation supérieure, un homme et son ordinateur (la Khan Academy) sont en train de révolutionner l’éducation aux USA. De leur côté, les meilleures universités américaines, (Harvard, Stanford, MIT) mettent en ligne gratuitement leurs cours. Le web est toujours là et disponible, comme un second cerveau collectif !</strong></p>
<p><strong>Dans la science, le low cost, c’est aussi la désintermédiation : quand les chercheurs, pour éditer leurs articles, tentent de se passer des frais exorbitants demandés par les revues scientifiques, devenues des obstacles à la libre circulation des idées et non plus des facilitateurs.</strong></p>
<p><strong>Même nos objets, qui en sauront de plus en plus sur nos habitudes et nos goûts, vont se parler pour des coûts de connexion minimes, favorisant une immersion dans cette fameuse nouvelle vie connectée. A la fin de la décennie, on attend 25 à 30  milliards d’objets connectés !</strong></p>
<p><strong>Et après l’Internet des objets et les réseaux sociaux de machines qui donneront des infos pertinentes quand on les approchera, ce sera … l’Internet de tout, avertit cet automne Cisco, le plombier de l’Internet. Les gens, les objets et les données créeront un réseau des réseaux avec des trillions de connexions et une puissance – et une complexité qui vont croître de manière exponentielle.</strong></p>
<p class="bullet"> <span style="color: #0000ff;">Industrie des objets, industrie des services, médias, puis retour à l'industrie individuelle des objets</span></p#>
<p><strong>Dores et déjà, à la maison, nous sommes passés d’une seule connexion Internet à plusieurs terminaux connectés (smart phones, tablettes, consoles de jeu, laptops,  ordinateurs de bureau, TVs, box, système de sécurité de la maison) et demain de plus en plus d’objets qui, utilisés en même temps, risquent de renforcer le sentiment de congestion du trafic.</strong></p>
<p><strong>Les infrastructures vont-elles suivre ? Alors que l’Europe menait il y a quelques années face aux USA la bataille de la téléphonie mobile, une inversion du rapport de force s’installe: la plupart du territoire américain va être couvert fin 2012 en 4G (LTE) !</strong></p>
<p><strong>Nous entrons donc dans une nouvelle révolution numérique, plus industrielle, qui favorise l’autonomisation de citoyens, désormais tous reliés en réseau.</strong></p>
<p><strong>Grâce aux imprimantes 3D, qui font chuter les coûts de production, nous serons bientôt en mesure de créer nous-mêmes presque tous nos objets.</strong></p>
<p><strong>Après tous médias, tous industriels !</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Eric Scherer</strong></p>
<p><strong><em>(Introduction au Cahier de Tendances N°4 MétaMédia Automne - Hiver 2012 - 2013) </em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>INDUSTRIES CREATIVES : EMERGENCE D’UNE « TERRE DU MILIEU »</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Nov 2012 18:10:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><span itemprop="author">ftvi2012</span></dc:creator>
				<category><![CDATA[Internet]]></category>
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		<description><![CDATA[Internet et la révolution numérique ont permis l'émergence d'un espace nouveau d'expression et de création qui apparaît entre les blockbusters et les contenus UGC de la longue traîne, estime une étude du cabinet Bain, publiée aujourd'hui lors du Forum d'Avignon (médias, économie, culture), et qui annonce la convalescence longtemps attendue de l'industrie de la musique. "En...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><strong>Internet et la révolution numérique ont permis l'émergence d'un espace nouveau d'expression et de création qui apparaît entre les blockbusters et les contenus UGC de la longue traîne, estime une <a href="http://www.forum-avignon.org/sites/default/files/editeur/Bain_2012_Etude_pour_ForumAvignon_FRA_def.pdf">étude du cabinet Bain</a>, publiée aujourd'hui lors du <a href="http://www.forum-avignon.org/en">Forum d'Avignon</a> (médias, économie, culture), et qui annonce la convalescence longtemps attendue de l'industrie de la musique.</strong></div>
<blockquote>
<div></div>
<div><em><strong>"En abaissant les barrières historiques à la création et à la distribution, le numérique offre à un large public des </strong></em><em><strong>expériences nouvelles ou peu diffusées aujourd’hui. Les exemples de la télévision, de la musique et du cinéma </strong></em><em><strong>suggèrent chacun à leur niveau un « rééquilibrage » potentiel entre blockbusters et créations de qualité mais </strong></em><em><strong>davantage segmentées – l’émergence d’une <span style="text-decoration: underline;">« terre du milieu » au sein des industries culturelles".</span></strong></em></div>
</blockquote>
<blockquote>
<div id="_mcePaste"><img class="aligncenter size-full wp-image-1887" title="bain" src="http://meta-media.fr/wp-content/blogs.dir/33/files/2012/11/bain.png" alt="" width="1436" height="783" /></div>
<div><strong><em>"Cette « terre du milieu » dans le monde des médias (est) un espace intermédiaire entre franchises de masse et contenus de niche, qui ouvre de nouveaux horizons de croissance dans une industrie pour laquelle les nouvelles idées n’ont jamais fait défaut."</em></strong></div>
<p><em><strong>"Cela permet à des contenus de trouver leur public et leur audience, et à des auteurs d'en vivre"</strong></em>, nous a expliqué Patrick Béhar, Associé de Bain, qui dirige le pôle média pour l'Europe et le Moyen Orient.</p>
<p><em><strong>"Par exemple, souligne l'étude, l’audience moyenne d’un film du top 10 en France est 27% inférieure en 2010 par rapport à 1998, quand dans le même temps l’audience moyenne des films classés de 11 à 100 a quasiment doublé.</strong></em></p>
<p><em><strong>De la même façon dans la musique, on observe une baisse du poids des blockbusters – les ventes d’albums du top 10 aux EtatsUnis ont par exemple diminué beaucoup plus rapidement que les ventes totales. Ce rééquilibrage progressif, observé de longue date, devrait être prolongé par les nouveaux prescripteurs, notamment les communautés sociales en ligne, qui ont démontré leur capacité à faire accéder des contenus ciblés à de larges audiences, de façon virale".</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
</blockquote>
<p><strong>Défis à relever pour que cette tendance tienne ses promesses: </strong></p>
<p><strong>"Les plates-formes commerciales</strong> – confrontées à l’explosion de l’offre et de demande de produits et services  culturels – seront contraintes à inventer et réinventer sans cesse de nouveaux modèles économiques pour accompagner les usages des consommateurs et faire vivre les élans créatifs des artistes.</p>
<p><strong>Les pouvoirs publics</strong> auront la lourde tâche d’adapter un cadre réglementaire essentiel à la pérennité de l’écosystème de la création mais qui peine parfois à suivre le rythme soutenu d’innovation dont font l’objet les industries culturelles.</p>
<p><strong>Les créateurs</strong>, qui n’ont probablement jamais eu autant de moyens créatifs à leur disposition, devront à la fois gérer les retours directs d’audiences décuplées et potentiellement mondiales, développer leurs propres compétences marketing (notamment sur les réseaux sociaux) en complément des services proposés par leurs partenaires, et affronter la « concurrence » d’un vivier de talents toujours plus large"</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Dressant à grands traits un bilan des sept dernières années de la révolution numérique, Bain estime que <em>:</em></strong></p>
<ul>
<li><em><strong>"Après sept ans de décroissance, de restructuration et de diversification, l’espoir d’une fragile convalescence </strong><strong>renaît enfin pour l’industrie musicale. (....) Le  croisement entre ventes physiques et ventes dématérialisées dans les marchés les plus matures suggère la stabilisation fragile de l'industrie) (...). </strong></em></li>
<li><strong><em>De son côté, la vidéo non linéaire est à peine entrée dans les foyers que les tablettes annoncent déjà l’ère de la </em></strong><strong><em>TV sociale.</em></strong></li>
<li><strong><em>La migration numérique du monde de l’édition est aujourd’hui menacée par de fortes incertitudes réglementaires, </em></strong><strong><em>à la fois en Europe et aux Etats-Unis.</em></strong></li>
<li><strong><em>Et l’industrie du jeu vidéo, pourtant en principe « nativement numérique », est bousculée par les modèles freemium sur le web".</em></strong></li>
</ul>
<p><em><strong><br /> </strong></em></p>
<p><em><strong><br /> </strong></em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Sorties de films : les délais entre pays nuisent au box office</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Feb 2012 10:21:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><span itemprop="author">Eric Scherer</span></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[BitTorrent]]></category>
		<category><![CDATA[box office]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[films]]></category>
		<category><![CDATA[Hollywood]]></category>
		<category><![CDATA[mpaa]]></category>
		<category><![CDATA[nyt]]></category>
		<category><![CDATA[piratage]]></category>

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		<description><![CDATA[Les studios ont tort de prévoir des fenêtres de sortie des films longues et différentes selon les pays, car cette pratique favorise le piratage et pénalise le box office. Ils devraient raccourcir fortement ces délais, notamment pour les films d’action et de science-fiction, recommande un document de travail de chercheurs de l’Université du Minnesota. En...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les studios ont tort de prévoir des fenêtres de sortie des films longues et différentes selon les pays, car cette pratique favorise le piratage et pénalise le box office. Ils devraient raccourcir fortement ces délais, notamment pour les films d’action et de science-fiction</strong>, recommande <a href="http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=1986299">un document de travail de chercheurs de l’Université du Minnesota.</a></p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-953" src="http://metamedia.owni.fr/files/2012/02/Capture-d’écran-2012-02-19-à-11.18.02-300x89.png" alt="" width="300" height="89" /></p>
<blockquote><p>En revanche, <strong><em>« nous ne percevons pas de modification élevée de revenus du box office américain lié à l’apparition de BitTorrent »</em></strong>, précisent les auteurs dont le texte est en cours d’édition scientifique pour une revue économique américaine.</p></blockquote>
<blockquote><p><strong><em>« En moyenne, sur un film américain, le piratage – notamment via BitTorrent-- fait perdre au moins 7% aux box office étrangers (surtout européen) en raison du délai entre les sorties en salles »</em></strong>.</p></blockquote>
<p>Quand le délai atteint 8 semaines, la perte estimée était, en 2006, de 40% par rapport à l’époque où le piratage en ligne n’existait pas. Les films d’actions et de science fiction sont encore plus touchés car ils représentent 61% des films copiés sur Internet.</p>
<blockquote><p>En moyenne, précise l’étude, un film américain est disponible en ligne une semaine après sa sortie en salles, parfois le même jour, parfois même avant ! <em><strong>« Le nombre de personnes qui y ont accès et de téléchargements grandit très vite ».</strong></em></p></blockquote>
<blockquote><p><strong><em>« Mais la sortie en salles ou la mise à disposition sous forme d’offre légale diffère selon les pays. Plus le délai est long, plus les box office étrangers vont perdre de l’argent ».</em></strong></p></blockquote>
<p>Certains pays ont l’habitude d’exploiter les films environ quatre à cinq semaines après leur sortie aux USA (UK, Australie, Suisse, France). D’autres le font après huit semaines ou plus (Italie, Danemark, Finlande, Pologne, Turquie).</p>
<blockquote><p>"<strong><em>Ce délai tend à diminuer ces dernières années passant de 10,5 semaines en 2004 à 6 semaines en moyenne en 2007 et à 4 semaines en 2010".</em></strong></p></blockquote>
<blockquote><p><em><strong>"En outre, la numérisation croissante des salles ces deux trois dernières années a fait fortement baisser le coût des sorties mondiales simultanées"</strong></em>, ajoutent les chercheurs américains.</p></blockquote>
<p><em>
</em></p>
<p>De son côté, la puissante Motion Picture Association of America, le lobby d’Hollywood, estime, selon une <a href="http://www.mpaa.org/Resources/8aaaecf5-961e-4eda-8c21-9f4f53e08f19.pdf">étude de janvier 2011</a>, que 35% du trafic de BitTorrent concerne des films de cinéma, dont plus de 99% porte atteinte aux doits d’auteur.  Le <a href="http://www.nytimes.com/2012/02/05/opinion/sunday/perpetual-war-digital-pirates-and-creators.html?ref=media">New York Times ajoutait récemment</a> que, même si l’offre légale vidéo devait amenée à se développer fortement, le partage de fichiers sur Internet allait continuer de croître de 23% par an jusqu’à 2016.</p>
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		<title>Exemples concrets de la révolution !</title>
		<link>http://meta-media.fr/2012/01/11/exemples-concrets-de-la-revolution.html</link>
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		<pubDate>Wed, 11 Jan 2012 15:16:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><span itemprop="author">Eric Scherer</span></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[CES2012]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[CNN]]></category>
		<category><![CDATA[Ed Burns]]></category>
		<category><![CDATA[Engadet]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[Las Vegas]]></category>

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		<description><![CDATA[Deux éléments révélateurs des mutations en cours dans les médias d’information et de loisirs observés cette semaine à Las Vegas, en marge du CES. 1/ Invité de Piers Morgan sur CNN dans le talk show de prime time (qui remplace Larry King), l’acteur, scénariste, réalisateur et producteur Ed Burns explique à l’animateur médusé comment il...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong> Deux éléments révélateurs des mutations en cours dans les médias d’information et de loisirs </strong>observés cette semaine à Las Vegas, en marge du CES.</p>
<p>1/ Invité de <a href="http://piersmorgan.blogs.cnn.com/2012/01/10/clips-from-last-night-ed-burns-on-making-a-low-budget-film-jack-welch-explains-why-he-supports-mitt-romney/">Piers Morgan sur CNN</a> dans le talk show de prime time (qui remplace Larry King), l’acteur, scénariste, réalisateur et producteur <a href="http://www.premiere.fr/Star/Edward-Burns-99009http://www.premiere.fr/Star/Edward-Burns-99009"><strong>Ed Burns</strong></a> explique à l’animateur médusé comment il vient de produire et sortir <strong>un long métrage (<em>« Newlyweds »</em>) tourné à New York pour un budget total de …. 9.000 $</strong> ! Notamment grâce à l’aide de Twitter pour écrire le scénario !</p>
<p><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-766" src="http://metamedia.owni.fr/files/2012/01/newlyweds-poster-207x300-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></p>
<p>Burns résume la révolution Internet en quelques mots : <em>« The playing field has been leveled » (« il n’y a plus de barrières à l’entrée »). </em>Le film est sorti le 26 décembre immédiatement en VOD et sur les magasins iTunes ou Amazon court-circuitant les distributeurs classiques.</p>
<p>Pour un producteur indépendant, a expliqué récemment Burns au site Tribecafilms, <em><strong>"il n'y pas photo entre 2 écrans à New York et Los Angeles face à 45 millions de foyers dans le pays" .</strong></em></p>
<p>Ah, j’oubliais la cerise: le film a été <strong>tourné en 12 jours avec … un appareil photo</strong> (Canon 5D, 2.800 $)</p>
<p><object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.youtube.com/v/&hd=1" style="width:640px;height:385px"><param name="wmode" value="opaque"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/&hd=1" /></object></p>
<p><strong>La bande annonce: </strong></p>
<p><object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.youtube.com/v/&hd=1" style="width:640px;height:385px"><param name="wmode" value="opaque"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/&hd=1" /></object></p>
<p>La scène d'ouverture du film est <a href="http://www.edwardburns.net/">téléchargeable gratuitement</a> si vous donnez votre adresse email.</p>
<p>Le film est vendu en ligne 14,99 $.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-775" src="http://metamedia.owni.fr/files/2012/01/Capture-d’écran-2012-01-11-à-15.52.141-277x300.png" alt="" width="277" height="300" /></p>
<p><span style="font-weight: bold">2/ Vous souvenez-vous quand les blogs étaient tournés en dérision ?</span></p>
<p>J'ai retrouvé l'un d'entre eux, lancé en 2004, <a href="http://www.engadget.com/">Engadget</a>, -- il est vrai désormais très connu-- au beau milieu du CES avec son plateau télé en direct et ses 5 caméras haut de gamme !</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-769" src="http://metamedia.owni.fr/files/2012/01/engadget1-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /> <img class="alignright size-medium wp-image-770" src="http://metamedia.owni.fr/files/2012/01/engadget2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></p>
<p>C'est la même logique qui est à l'oeuvre quand Joe Weisenthal, du site Business Insider vient d'être élu <a href="http://www.talkingbiznews.com/?p=29797">meilleur journaliste économique et financier aux Etats-Unis pour 2011</a> ou quand le Huffington Post, blog d'infos générales créé en 2005, dépasse désormais en ligne les audiences de tous les grands journaux US.</p>
<p>Les tenants de l'ordre établi ne peuvent plus se contenter du statu quo !</p>
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